ALTER Info, le journal étudiant créé par ALTER Paris XII en 1998 reprend du service cette année.

ALTER Info, ce n’est pas un journal comme les autres, c’est un journal entièrement consacré à la vie de la Faculté de Droit Paris-Est, qui vous transporte tout le temps dans les coulisses, qui parfois pousse des coups de gueule, qui souvent donne le point de vue de l’asso et qui vous informe toujours, ce qu’aucun autre média ou asso ne fait. Ce journal reste unique dans son genre à l’UPEC (et nous en sommes très fiers de cela!).

Vous retrouverez ci-dessous l’intégralité du numéro de rentrée, assez spécial, succint, publié dans l’urgence (moins de 3 jours de rédaction, impression et publication), sorti 3 jours après la rentrée mais qui vous donnera une idée assez précise de la ligne éditoriale et de ce qui vous attend dans les prochains ALTER Info, nettement plus travaillés que celui-ci.

Si vous voulez rejoindre notre équipe de rédacteurs, n’hésitez pas à venir nous voir!

EDITORIAL

Quel numéro lui donner à ce journal qui renaît de ses cendres? Car Alter Info n’est pas un nouveau journal, contrairement à ce que vous pouvez croire, il a juste cessé sa diffusion pendant 5 ans, faute d’étudiants pouvant s’investir dans ce projet au sein d’ALTER Paris XII. Pourtant, il était l’outil de communication principal de l’asso auprès des étudiants, nous permettant de vous informer de tous les changements qui avaient lieu dans la Faculté, les sujets de débat sur son avenir. Celui-ci nous permettait aussi d’interpeller les professeurs sur les besoins et les désirs des étudiants. Nous espérons qu’il redeviendra ce petit papier que tous les étudiants venaient chercher, réclamaient pour connaître les coulisses et nos prises de position sur tel ou tel sujet.

Et quoi de mieux que cette rentrée chaotique pour faire vivre à nouveau ALTER Info! Car des infos à vous donner, il y en a à la pelle. L’administration, les professeurs, l’équipe du Doyen trouveront certainement le mot « chaotique » exagéré, pourtant, les problèmes en tous genres n’ont de cesse d’apparaître alors que la rentrée vient à peine d’avoir lieu. il y a peu d’informations qui circulent, le flou est total sur trop de choses et l’administration semble chaque jour plus débordée et dépassée par la situation.

Lorsqu’on s’alarme et qu’on pointe un souci, il nous est répondu que nous devons grandir, que nous ne sommes plus des enfants, que tout sera réglé en temps voulu et qu’il faut patienter. Oui, nous, les étudiants, n’avons pas notre mot à dire sur les affaires des grands. Nous, les étudiants, devons nous contenter de suivre bêtement les cours et d’attendre. Attendre, attendre, attendre jusqu’à se retrouver dos au mur dans une position des plus inconfortables. Mais nous n’avons pas notre mot à dire car ce sont des histoires d’adultes. Du haut de nos quelques années d’études, nous n’avons rien de pertinent à exprimer et à réclamer. Subissons encore et toujours plus. Les adultes s’occupent de nous, il ne faut pas s’inquiéter. Mais il faut arrêter de se comporter comme des enfants…

Le résultat : une génération d’étudiants frustrés par l’incertitude quotidienne qui ne cherche qu’à partir au plus vite de cette Faculté à la fin de la Licence. Ne parlons même pas des professeurs qui n’ont fait qu’un rapide passage, ne voyant notre fac que comme une étape, pas comme une maison. C’est bien dommage au regard du véritable potentiel de cette Faculté de Droit.

Pour ALTER Paris XII, il n’est plus question d’entendre dire que « cette Fac est bien, sauf quand il y a des problèmes, là c’est le vrai bordel ». AGISSONS.

LE SAVIEZ-VOUS?

L’administration
Il n’y a pas de gestionnaire pour les M1 au sein de la scolarité. Le poste est vacant depuis l’été. Est-il besoin d’argumenter pour expliquer à quel point cela peut être problématique pour les étudiants de M1 durant la période de rentrée?

En cette période de rentrée, de nombreux étudiants n’ayant pas encore reçu leur certificat de scolarité et leur carte étudiante ont besoin d’un simple coup de tampon pour obtenir leur carte Imagin’R. Entendu dans la scolarité : «nous n’avons pas de tampon». Mais comment fait l’administration pour tamponner les relevés de notes si elle n’a pas de tampon? Précisons au besoin qu’un simple coup de tampon demande environ dix secondes d’exécution. Et les étudiants ne sont pas tous riches. Ni leurs parents. CQFD.

Lorsque l’administration est fermée, ce n’est pas parce qu’elle est flemmarde ou qu’elle ne veut pas voir les étudiants. C’est simplement pour pouvoir gérer des dossiers et des projets sans être dérangés par les étudiants comme la mise en place des groupes de TD ou la préparation de l’affichage des résultats. Par contre, lorsqu’elle est ouverte, cela veut dire qu’elle doit accueillir le public. Etre dérangée par nous, en gros. Donc l’édition de certificats de scolarité est tout à fait possible pendant ses horaires d’ouverture. C’est même son rôle.

La reprographie

Dans les frais d’inscription, une part était destinée à financer les frais de la reprographie. A partir de cette année, les fiches de TD ne seront plus imprimées par la Faculté car il faut faire des économies. RESTRICTIONS BUDGETAIRES! Alors que les étudiants ont un service en moins, ils paient toujours la même somme pour l’inscription et ils devront imprimer eux-mêmes leurs fiches de TD. Donc les étudiants en Droit vont payer doublement pour un service qui n’est plus proposé.
Le bon sens aurait voulu que l’Université augmente le crédit d’impressions qui se trouve sur chaque carte étudiante, afin que les étudiants puissent imprimer leurs fiches de TD. Elle aurait automatiquement fait des économies puisque tous les étudiants ne les auraient pas imprimées.
Nous tenons à signaler que tous les étudiants ne possèdent pas une imprimante, et que les cartouches d’encre des imprimantes coûtent cher.
Croire que les étudiants vont travailler leurs fiches de TD sur l’ordinateur prouve la méconnaissance totale des méthodes de travail des étudiants en Droit.
Mais dans un contexte de restrictions budgétaires, l’Université préfère financer l’événement HAPPY UPEC qui a un succès et une utilité pour les étudiants très relative plutôt que de financer la réussite des étudiants.
Notons au passage que les tutorats en L1 ne sont pas certains d’être assurés. Mais HAPPY UPEC aura bien lieu.

Pour ALTER Paris XII, il faut soit augmenter le nombre d’impressions sur chaque carte étudiante, soit rétablir la reprographie avec une meilleure gestion.
ALTER Paris XII s’est opposée à la disparition de la repro et à l’impression des fiches de TD à la double charge exclusive de l’étudiant.

 

La Fabuleuse histoire de la 3ème fonda sans TD de la L3

Tout a commencé à la fin du printemps dernier. Un seul mot dans la bouche de l’UPEC : restrictions budgétaires. Imposées à toutes les filières de l’UPEC, elles font prendre des décisions votées à la hâte sans une véritable réflexion derrière, ayant une conséquence sur l’avenir des étudiants. En Droit, lors du dernier conseil d’UFR, ce qui fût proposé : la suppression du 3ème TD en L3 tout en maintenant le choix d’une 3ème fondamentale pour répondre à ce besoin d’économies sur le budget.
Retour en arrière : Auparavant, en L3, les étudiants ne pouvaient prendre que deux fondamentales. La possibilité d’une 3ème fonda n’a été mise en place que depuis quelques années, dans le souci de revaloriser le diplôme de Licence. Nous avions soutenu le projet à l’époque car il permettait aux étudiants de L3 de pouvoir mieux se spécialiser et d’avoir en conséquence un meilleur dossier pour la sélection en M2 en plus de donner davantage de valeur à notre diplôme de Licence.

Ce qu’il faut comprendre donc, c’est que le Conseil d’UFR, plutôt que de retourner sous l’ancien système, a décidé de couper la poire en deux cette année. Dans un contexte de crise, nous concevons qu’il faille se retrouver dans une position qui ne soit pas confortable. Néanmoins, nous ne sommes pas prêts à subir tout et n’importe quoi. Les élus d’Alter avaient demandé, lors de ce conseil d’UFR, comment cela se passerait pour l’examen terminal d’une même matière entre un étudiant qui aurait pu la travailler avec le TD et celui qui n’aurait pas le TD. Le Conseil d’UFR (plus spécifiquement les professeurs) n’avait pas songé à cet aspect de leur décision et n’avait pu fournir de réponse, se donnant l’été pour la réflexion.
Quelle ne fût pas notre surprise en constatant lors de la rentrée qu’aucun des professeurs de la L3 n’était au courant de ce changement. Pourtant la décision a été prise à la fin du printemps dernier. L’absence de communication interne au sein de la Faculté de Droit commence à devenir sérieusement problématique.

Déjà un Professeur a déclaré que les étudiants seraient injustement notés à la baisse à l’examen terminal d’une fondamentale choisie sans TD. D’autres ne savent pas encore s’ils doivent proposer un examen différent. Et certains envisagent déjà de proposer le même sujet à tous les étudiants, par facilité, alors que certains aspects du cours ne sont vus qu’en TD. Il n’y a aucun cadre, aucune indication donnée ni aux professeurs, ni aux étudiants. Et au lieu de penser à leur spécialisation, désormais les étudiants de L3 choisissent la 3ème fondamentale sans TD uniquement dans un intérêt stratégique, avec cette question en boucle : quelle est la matière la moins casse-gueule sans TD?

La position d’ALTER Paris XII :
1. Ne pas supprimer la 3ème fondamentale : celle-ci est un atout supplémentaire pour le dossier de M1/M2 par rapport aux autres facultés de droit qui n’ont que deux fondas en L3.
2. Pour que cette 3ème fonda soit un véritable atout, elle ne doit pas porter préjudice à l’étudiant, notamment dans le cadre de sa notation alors que le travail demandé est fourni. C’est pourquoi les étudiants qui ont choisi une matière sans TD ne doivent pas avoir le même examen que ceux qui l’auront choisi avec le TD car l’approfondissement du cours ne sera pas le même, le travail personnel ne sera pas guidé de la même manière, la révision ne se fera pas dans les mêmes conditions. Les étudiants qui en auront le TD seront nettement avantagés.
3. Il est nécessaire que les professeurs communiquent aux étudiants leurs attentes sur le travail d’une fondamentale sans TD. Sinon, comment les étudiants peuvent-ils réussir l’examen terminal?

La Faculté de Droit, si elle souhaite conserver un diplôme de qualité, garder ses meilleurs étudiants et une bonne réputation se doit d’adapter ce nouveau système de la manière la plus juste possible. Car, dans une Faculté, les professeurs se doivent d’être à l’écoute des étudiants quand leurs revendications relèvent du pur bon sens.

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