Tout récemment, la Faculté de Droit a décidé de restreindre les accès aux prises de courant en amphi suite aux branchements nombreux et dangereux qui avaient lieu, décision prise pour la sécurité des étudiants en droit. Alter Paris XII ne peut aller à l’encontre de cette décision, étant donné les risques encourus par les étudiants. La faculté de droit doit veiller à notre sécurité, le contraire serait choquant pour nous.

Néanmoins, cette solution doit être transitoire ! La Faculté doit se moderniser et s’adapter à l’évolution des méthodes de travail des étudiants.

Depuis plusieurs années, nous pouvons observer un essor de l’acquisition d’ordinateurs portables chez les étudiants, un accès largement démocratisé, notamment avec l’opération MIPE (micro-portable étudiant) dont l’objectif est justement de permettre à tous les étudiants de financer l’achat d’un ordinateur portable. L’importance grandissante de la maîtrise des nouvelles technologies dans notre société en est un facteur aussi. Cela a entraîné un véritable changement dans les méthodes de travail des étudiants, avec une utilisation désormais systématique à l’ordi portable pour la prise de notes de cours et la rédaction de devoirs.

Nous n’entrerons pas dans un débat stérile papier-crayon versus ordinateur. Il y a une réalité : l’ordinateur portable est devenu un outil de travail supplémentaire chez les étudiants et se répand de plus en plus. L’université Paris 12 ne doit pas être en reste et doit fournir une réponse urgente dans ce domaine aux étudiants.

La proposition d’augmenter les prises en amphi faisait partie de notre profession de foi pour les élections aux conseils centraux de l’année dernière. Nous avions, à l’époque, saisi le Doyen de la Faculté de Droit sur cette question. Nous avions appris alors que la garantie constructeur qui pesait sur la Faculté empêchait tous travaux. De plus, l’Université nous considérant comme un site neuf, elle n’a alloué aucun crédit de construction à la Faculté de Droit. Pourtant, au vu de l’essor des ordis portables chez les étudiants, nous avons décidé de sensibiliser à nouveau les équipes de direction sur cette question.

Lors du CEVU du 13 octobre 2008, nous avons porté ce problème à la connaissance de l’université, en lui demandant de fournir une réponse appropriée et rapide car il est de sa responsabilité de moderniser ses structures pour répondre aux besoins pédagogiques des étudiants. Malheureusement, tous les syndicats ne se sentent pas concernés puisque l’UNEF a déclaré que cela « n’était pas une priorité ». Quand à la Confédération étudiante, c’est simplement un moyen de collecter des noms et numéros de téléphone sur une pétition pour s’implanter.

Nous n’allons pas vous mentir comme d’autres en vous faisant croire que ce problème va être résolu dans les mois à venir. Il s’agit d’un dossier qui va prendre du temps car il concerne plusieurs acteurs, il nécessite un investissement financier important et il y a tout un échelon administratif à respecter. Nous le suivrons pas à pas, dans l’attente de l’opportunité pour le faire avancer à un moment donné.

Nous travaillons actuellement à la recherche de solutions alternatives qui ne pénaliseraient pas les étudiants ayant fait le choix d’investir dans du matériel informatique. Nous sommes ouverts à toutes vos suggestions et idées dans ce domaine. Cette problématique ne pourra être résolue sans vous, ni votre soutien!

Publié dans Alter Info – Octobre 2008

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