Le calendrier de la Faculté de Droit a connu de nombreux changements sur sa forme avant d’être celui proposé aujourd’hui.

Ce qu’il faut savoir, c’est que le calendrier avait connu une première mouture, votée à l’unanimité par le conseil d’UFR de droit mais finalement rejetée par le Conseil des études et de la vie universitaire (CEVU) de l’université Paris 12. A cause de ce rejet, le calendrier de cette année a été voté dans l’urgence et à contre-coeur.

La première version du calendrier

C’est regrettable car dans sa première version, nous avions obtenu de grandes avancées pédagogiques. Il s’agissait d’un calendrier aéré, avec une semaine de pause entre les deux semestres. Certes, la session de rattrapages avait lieu en septembre mais grâce à l’espacement dans le temps des sessions, les rattrapages devenaient une véritable seconde chance, car les étudiants avaient ainsi le temps de vraiment travailler sur leurs difficultés et leurs erreurs avec une véritable consultation pédagogique des copies, des modules de soutien avant les rattrapages. De plus, avec un calendrier aéré, la pression aurait été moins forte car nous avions ainsi la possibilité de mieux prendre du recul et souffler au lieu d’être compressé mois après mois de la rentrée jusqu’à la fin de l’année et avoir des sessions d’entraînement avec des jours blancs pour les galops d’essai, l’essor de tutorats méthodologiques de révision. Ce calendrier aurait augmenté le taux de réussite car il avait été pensé pour cet objectif.

L’inconstance des élus UNEF

Pourquoi ce calendrier a t-il été rejeté? Les élus UNEF qui avaient voté pour ce calendrier en conseil d’UFR de droit se sont finalement abstenus lors du CEVU et ne l’ont pas du tout défendu, bien au contraire, permettant ainsi à l’université de le faire rejeter. Nous déplorons cette incohérence des élus UNEF entre leur vote en conseil d’UFR et celui en CEVU, portant préjudice aux étudiants de la Faculté de Droit. Nous nous retrouvons désormais avec un calendrier identique à celui de l’année dernière, qui ne nous permet pas de souffler et d’aborder sereinement les examens dans les meilleures conditions d’études.

Nous condamnons fermement l’attitude des élus UNEF qui ont fait preuve une nouvelle fois d’incompétence et de dilettantisme en ne prenant pas au sérieux la qualité de vie et d’études des étudiants de la Faculté de Droit !

La sauvegarde de la semaine de révision

Nous nous sommes attachés néanmoins à maintenir les semaines de révision, acquis essentiel pour lequel nous nous sommes battus il y a deux ans, dans le nouveau calendrier.

Le danger aujourd’hui serait que les semaines de révision soient rognées par l’administration de la Faculté à cause de ce calendrier trop resserré. En effet, celle-ci n’aura plus qu’une très faible marge de manoeuvre dans son organisation administrative avec ce calendrier et pourrait n’avoir d’autre option que d’avancer les examens.

Nous le réaffirmons avec plus de force aujourd’hui, étant donné le rythme qui nous est imposé par ce calendrier, les semaines de révision nous sont encore bien plus nécessaires pour nous assurer de notre réussite. A moins que la Faculté ne recherche une véritable hécatombe au niveau des résultats. C’est pourquoi nous défendrons à n’importe quel prix les semaines de révision avant chaque session d’examens.

Publié dans Alter Info – Octobre 2008

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